Téléphoner : pas aux heures de repas

Téléphoner, c’est cool, oui mais … il y a tellement de façons de le faire. Et notamment, en dérangeant tout le monde. Voici les meilleurs trucs pour te faire passer pour le plus impoli des utilisateurs de GSM.

  1. Téléphone pendant les heures des repas : mayo - frites froides, pour tes potes, c’est un délice.

  2. Téléphone de préférence très tôt le matin ou tard le soir. Avec un peu de chance, ton interlocuteur aura l’impression d’un appel urgentissime. Peut-être même réussiras-tu à le réveiller.

  3. Ne dis pas tout de suite qui tu es : le jeu des devinettes, c’est génial et ça fait perdre beaucoup de temps et d’argent !

  4. Ne sois surtout pas bref : tu pourrais donner l’impression de savoir ce que tu as à dire.

  5. N’oublie pas de raconter ta vie. Elle est sûrement aussi passionnante que celle de Diam’s ou Jamel Debouze. Qui pourtant, eux, ne la racontent pas partout.

  6. Quand tu te rends compte que ton interlocuteur est occupé à faire autre chose, ne lui demande surtout pas « Veux-tu que je te téléphone plus tard ?»

  7. Redis plusieurs fois la même chose.

  8. Ne pense surtout pas à ce que tu as à dire avant de prendre ton GSM

  9. Quand tu préviens que tu vas téléphoner à 10 heures, téléphone à 11 heures. C’est bien, ça fait poireauter tout le monde.

  10. Quand on t’envoie un SMS, ne réponds surtout pas par un autre SMS. Pourquoi faire simple ?

  11. Quand on te téléphone, et que tu es occupé à autre chose, et surtout si tu as les deux mains occupées, décroche tout de suite.

  12. Si tu es dans un lieu public, ne coupe pas ton GSM, arrange-toi pour mettre la sonnerie à fond, fais en sorte que la conversation soit la plus longue possible, et surtout, parle très fort.

La plupart de ces quelques anti-règles essentielles de savoir-vivre datent des débuts du … téléphone ! Le GSM, aujourd'hui, offre mille occasions, dans la rue, au café, à table, au cinéma, ou encore à l’école, de bafouer les règles essentielles de la politesse.


GSM, on te fait ta fête

Tous les 6 février, c'est la Saint-Gaston. Celui qu’a le téléfon qui son. Depuis 1999, tous les 6 février, c’est aussi la journée mondiale «Moins de blabla dans les lieux publics». Soit une campagne de sensibilisation au savoir-vivre des usagers du GSM sur un thème : «  préférez les SMS aux coups de fils ». Car aujourd'hui trop de lieux publics sont pollués  par des monologues subis, dans les trains, les bus, à l’école, partout ... D'où l'idée d'un rendez-vous annuel où chacun apprendrait à respecter son prochain, sans quoi on pourrait en venir un jour, comme pour la cigarette, à devoir instaurer des espaces non-gsm dans les lieux publics.


GSM sous tension

Plusieurs études montrent que les nuisances sonores liées au GSM créent une certaine tension. En 2006, 16 % des Belges ne voient que des défauts au portable, alors qu'ils n'étaient que 8 % en 2005. De plus, 14 % estiment qu'il relève de la nuisance dans les lieux publics.

D’autres chiffres montrent que les moins de 25 ans n'ont pas l’impression de déranger les autres. Inversement, les 40 ans et plus considèrent le GSM dans les lieux publics comme un «manque de civisme». Entre les deux, les 25-39 ans balancent entre tolérance et agacement. Cette tranche d'âge modifie son comportement, dès lors qu'on lui fait comprendre qu'il y a gêne.

En France, la société des transports publics a publié une synthèse de la vaste collecte des «gestes incivils»  organisée auprès de ses usagers ; le GSM en fait partie. Mais pas plus que le lecteur MP3 poussé à fond, ou une conversation à voix forte, ou encore la seule sonnerie du téléphone. Dès lors, pour faire bon usage de ton portable, si tu ne veux pas faire plouc, évite de hurler dedans, pense aussi à le mettre sur vibreur plus souvent.


C’est loin le Japon ?

Au Japon,tous les wagons sont interdits aux GSM. Les utilisateurs doivent effectuer leurs communications dans les espaces situés entre deux wagons. Et même, certains trains sont pourvus de "silent car", où l'on fait attention à respecter la quiétude des voyageurs, en ne parlant qu'à voix basse.


GSM : au volant !

Téléphoner et conduire ne font pas bon ménage. Outre les risques de se faire arrêter, et punir, c'est une nouvelle cause d'accident très importante que l'on peut éviter facilement.

Depuis le 1er juillet 2000, il est interdit de téléphoner en conduisant, à moins d'utiliser un système mains libres. Qu’est-ce qui est réellement interdit ? Téléphoner en tenant l’appareil en main, tout en conduisant. Le conducteur peut téléphoner si le véhicule est à l’arrêt ou en stationnement. Attention ! Le code de la route est précis : un véhicule à l’arrêt est « un véhicule immobilisé pendant le temps requis pour l’embarquement ou le débarquement de personnes ou de choses ». Autrement dit, un véhicule arrêté à un feu rouge n’est pas à l’arrêt. Précisons aussi qu’on peut téléphoner dans un véhicule correctement stationné.

Salé, le GSM

Quelles sont les sanctions ? Dans la plupart des cas, on doit payer 50 ou 60 euros. Si on ne paie pas la transaction, direction le tribunal : l’amende y varie de 55 à 1.375 euros.

Conseils

Téléphoner au volant multiplie le risque d’accident par 4, et même par 6 dans les premières secondes. Avec le kit, le risque d’accident est tout de même augmenté de 1/4. Même avec une oreillette ou un kit mains libres, téléphoner au volant, c’est dangereux : la conversation mobilise une partie de l’attention. La bonne attitude consiste à mettre en messagerie son portable quand on est au volant, à le confier à quelqu'un qui ne conduit pas, qui répondra aux appels, et qui laissera au conducteur le temps de s’arrêter. Autre truc : prévenir son correspondant qu’on est volant pour qu’il sache qu’on ne peut pas répondre dans de bonnes conditions, et qu’il vaut mieux écourter la conversation. Il faut aussi prendre l’habitude de ne téléphoner qu’à partir d’endroits réglementaires (donc pas de la bande d’arrêt d’urgence), et d’utiliser la boîte à messages.

Pourquoi c’est dangereux

1. On quitte la route des yeux. Le temps de prendre le téléphone pour répondre à un appel, ou pour les plus inconscients, former un numéro, ou le choisir sur une liste. Dans le premier cas, on est distrait 5 secondes, 12 secondes pour un numéro préprogrammé. C’est peu ? C’est 140 m et 330 m parcourus à la vitesse de 100km/h.

2. On perd sa concentration. Même avec un kit mains libres, l’attention se focalise sur la conversation plutôt que sur la conduite. Cette perte de concentration ressemble aux effets dus à l’abus de l’alcool : Allongement du temps de réaction, rétrécissement du champ visuel, surtout latéral, réduction instinctive de la vitesse (d’environ 12%), qui peut se révéler dangereuse dans un trafic dense, manque d’attention envers l’environnement extérieur et les panneaux.Plus de trois conducteurs sur quatre oublient de s’arrêter aux passages piétons, et deux sur trois ne se souviennent pas des panneaux qu’ils viennent de croiser. Enfin, on a tendance à dévier de sa trajectoire.


Les SPAMS par SMS

Les envois de SMS publicitaires se multiplient. La plupart du temps sans ton accord. Il s’agit de Spam. Le pourriel ou Spam en anglais est « une communication électronique non sollicitée par les destinataires, à des fins publicitaires ou malhonnêtes ». D’où vient le mot « Spam » ? C’est assez cocasse. Le mot vient d'un sketch des Monty Python dans lequel le Spam (spiced ham), une marque de jambon en boîte de conserve, envahit la conversation d'un petit restaurant, après avoir régulièrement inondé les ondes radios, sous forme de publicité. Le débat entre l'OPT-IN (interdit les envois de courriers électroniques publicitaires non sollicités, sauf si le destinataire y a consenti.) et l'OPT-OUT (autorise les envois sauf si le destinataire s'y est opposé) s'applique aussi en téléphonie mobile.

Jusqu'à aujourd'hui, la législation a privilégié l'opt-out. Une directive européenne consacre maintenant l'opt-in pour tous les courriers électroniques à but publicitaire. Elle définit un courrier électronique comme "tout message sous forme de texte, de voix, de son ou d’image envoyée par un réseau ouvert au public qui peut être stocké dans le réseau ou dans l'équipement terminal du destinataire jusqu'à ce que ce dernier le récupère ». Sont donc directement visés les SMS.


Les contrats conclus par GSM

Des contrats peuvent être conclus par SMS. Le vendeur est soumis à des règles strictes en matière d'information. Ces infos à afficher par le vendeur posent des problèmes pratiques énormes : les GSM sont ne sont pas prévus pour afficher de nombreuses données à l'écran (conditions générales, informations sur le vendeur, processus de commande, etc).


Les jeux et concours par SMS

Les jeux, loteries et concours par SMS "surtaxés" se développent. Le marché est très juteux, pour les organisateurs et pour les opérateurs de GSM. La loi interdit l'organisation de jeux de hasard et de loteries. Par contre, les jeux d'adresse ou de culture générale restent légaux. Par ailleurs, les loteries sont légales si elles sont gratuites. Mais, dans le cas de loteries "gratuites", les tribunaux considèrent que le simple coût de la communication téléphonique constitue un "prix de participation" suffisant pour rendre la loterie onéreuse et donc illicite.

Même dans le cas de loteries gratuites, les règles du Code de la consommation s'appliquent.

- Le règlement doit être déposé chez un huissier.

- Il doit reproduire la mention suivante : "le règlement des opérations est adressé, à titre gratuit, à toute personne qui en fait la demande". En pratique, le règlement doit être également publié sur le site Web de l'organisateur, et un SMS doit préciser au joueur l'adresse Internet où est publié ce règlement.


Arnaques et virus

Un correspondant te laisse un message pour que tu rappelles. Mais des escrocs ont trouvé un système pour se faire passer pour l'opérateur et te demandent de composer un code pour vérifier le bon fonctionnement de votre portable. Si tu le fais, ils arrivent à lire ta carte SIM, puis créent une nouvelle carte et téléphonent allègrement sur ton compte !!! Ces risques sont multipliés avec les téléphones de nouvelle génération, véritables ordinateurs de poche. Des virus transmis via la fonction email ou par le biais de la connexion Bluetooth (liaison sans fil qui permet de communiquer avec d'autres appareils électroniques) s'y attaquent de plus en plus !


Rappel d'un numéro surtaxé

Si ton GSM s'arrête de sonner avant d’avoir eu le temps de décrocher, méfiance. Une sonnerie ou deux, puis plus rien. Le premier réflexe est d'utiliser la fonction « rappel » pour savoir qui a tenté de te joindre. Cette opération peut te coûter cher Un message te propose de répondre à des questionnaires, mais c'est toi qui paies sur un numéro très surtaxé !!!


Phishing SMS

Les victimes du Phising reçoivent un SMS qu'ils pensent venir de leur banque ou d'un marchand chez qui ils ont déjà effectué des achats. Celui-ci leur demande, sous prétexte d'un problème technique ou de vérification, de leur communiquer, via un site Internet, leurs coordonnées bancaires, leur identifiant, leur mot de passe, etc. Sauf que le site est un faux et que les données personnelles communiquées tombent dans la base d'un pirate qui s'en servira pour vider le compte bancaire ou effectuer des commandes sur Internet.


Harcèlement

L'an dernier, 5.672 Belges ont porté plainte à la police pour des faits de harcèlement par téléphone fixe ou GSM. Près de 20 par jour ! C’est deux fois plus qu’en l’an 2000. Neuf fois sur dix, le harceleur est un ex ou une connaissance de la victime. Dans 70 pc des cas, il se limite à des menaces. Un harceleur sur cinq va toutefois plus loin, jusqu'à s'attaquer à des biens appartenant à la victime. Sa voiture ou son domicile constituent à cet égard des cibles de choix.


Happy Slapping

Tu t’interroges peut-être sur la signification du terme «Violence sur portable»? Happy ? Mouais. Le terme est trompeur : il n’est pas possible de qualifier de «happy» la victime d’une agression, de coups et d’humiliations filmés pour être diffusés via Internet.

La violence sur portable ne comprend pas seulement l’enregistrement sur GSM et la diffusion de scènes violentes ou de viols. La violence sur portable, c’est aussi un regard indiscret par un trou de serrure dans des toilettes ou d’une cabine d’essayage ou, plus généralement, le fait de filmer des scènes privées sans accord ni autorisation de la personne mise en scène.

Il est également question de violence sur portable quand des enfants et des adolescents sont confrontés aux soi-disant trophées d’images dans la cour de l’école, subissant ainsi la pression de groupes de jeunes qui les obligent à regarder.

Le happy slapping peut se révéler plus violent encore qu’une simple gifle, et peut comprendre des attaques physiques. D’autres variations du happy slapping ont été signalées, dont une au moins a abouti au décès de la victime. En avril 2006, l'agression filmée d'une enseignante en France et dont les images avaient circulé parmi les élèves a créé une vive émotion. L'agresseur a été interpellé et le sujet du Happy Slapping a fait la Une de l'actualité.


Droit à l’image

Très souvent, tu captes des photos avec ton GSM et tu les publies dans ton blog. Génial ! Euh, tu as le droit  ???

Quand tu publies des photos de personnes, mineures ou non, le "droit à l’image" s’impose. De quoi s’agit-il ? Quelles en sont les limites?

Une personne est a priori propriétaire de son image, et ce droit existe encore vingt ans après son décès. Dès lors, les ayants droit (les héritiers)  peuvent s’opposer à l’usage de l’image des personnes décédées.


Reproduction et communication

Tu prends ton pote ou ton prof en photo. Et tu vas mettre cette photo dans ton blog. Et bien selon la loi, tu dois leur demander l’autorisation. Car numériser une photo est un acte de reproduction. La mettre en ligne et plus encore, communiquer l’adresse du blog, est un acte de communication au public. L’autorisation est indispensable dans les deux cas.

Pour les photos de mineurs, non seulement leur autorisation est nécessaire, mais en plus, l’accord des parents ou tuteurs. Si cette photo représente un petit enfant, seule l’autorisation des parents est nécessaire.

L’autorisation de la personne représentée peut être expresse ou tacite. Bien entendu, idéalement, on rédige un texte pour éviter toute contestation. Par ailleurs, il est nécessaire de préciser à quoi servira la photo : à illustrer un article, un blog, 


Limites du droit à l’image

Le droit à l’image s’applique dès l’instant où la personne est reconnaissable. C’est important. Une personne au milieu de la foule ou de dos, ou de très loin n’est pas considérée comme reconnaissable. Son accord n’est pas nécessaire. Par conséquent, une photo représentant un grand groupe pourra être publiée sans souci. Idem pour une photo retouchée dans laquelle on ne reconnaît plus les gens.


Les personnalités

Il est possible que tu réussisses à prendre la photo d’une star. Dans ce cas, les Tribunaux ont adopté une position plus souple. On estime que les personnages publics - hommes politiques, acteurs, sportifs… - ont donné une autorisation tacite en ce qui concerne l’utilisation de leur image. Toutefois, ces photos ne peuvent en aucun cas être dénigrantes ou diffamatoires et elles doivent avoir un rapport avec la fonction ou le métier exercé par la personne photographiée. En aucun cas, les photos publiées ne peuvent porter atteinte à leur vie privée même s’il est admis que leur vie privée est plus restreinte que celle des personnes anonymes.


Les monuments

Le droit à l’image concerne avant tout les gens. Mais imaginons qu’en vacances, tu prennes une photo d’un monument, d’une belle maison, d’une sculpture qui se trouve sur la place du village. Et tu décides de la publier dans ton blog.

Eh bien, les œuvres sur la voie publique ne font pas partie du domaine public (accessible à tout le monde). S’il s’agit d’une œuvre originale protégée par le droit d’auteur, l’autorisation de l’auteur ou du propriétaire est normalement nécessaire pour publier la photo.

Cependant, si ton but n’est pas de publier une photo de l’œuvre, mais, par exemple,  tes parents devant l’œuvre d’art,  on considère que celle-ci, est « par hasard » sur la photo.

Mais ne perds pas de vue pas de vue que le droit d’auteur est maintenu 70 ans après le décès de l’auteur de l’œuvre. Au-delà, elle tombe dans le domaine public. Elle ne nécessite pas l’autorisation des ayants droit de l’auteur.

Sais-tu que ??? A propos des banques d’images, ou de google, les images disponibles sur interne ne sont pas libres d’usage. Le fait qu’une photo y soit disponible ne signifie que la personne représentée a donné son accord à la reproduction ou la communication au public! Une autorisation reste indispensable.En reprenant des photos ou des images protégées par le droit d’auteur, tu es coupable d’un acte de contrefaçon puni civilement et pénalement.