Le développement durable, c ’est quoi?
Aujourd’hui, la société produit tellement de choses qu’il est difficile de faire la différence entre ce dont on a vraiment besoin et ce qu’on rêve de posséder. Résultat : les habitants des pays riches, comme la Belgique, consomment et surtout gaspillent énormément.
Et consommer toujours plus, c’est piller les ressources naturelles que la planète a mis des millions d’années à créer (air, eau, océans, forêts, terres cultivables, biodiversité, pétrole), et qui ne se renouvellent pas assez vite… C’est aussi créer toujours plus de pollution et rejeter plus de déchets dans l’environnement.

Prenons l’exemple d’un étang qui contient de nombreux poissons. Tu connais peut-être la maxime : Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera tous les jours. Ajoutons : apprends-lui à pêcher de manière raisonnable, sans épuiser les stocks, et ses enfants mangeront tous les jours !
Dans le cas des pays riches, cela fait longtemps qu’on a appris à pêcher, mais nous sommes devenus si gourmands que nous n’avons même pas pensé à laisser assez de poissons pour qu’ils puissent se reproduire. Aujourd’hui, nous vidons les étangs de nos voisins sans prendre garde au fait de les priver de leurs ressources. Si nous continuons comme cela, demain tous les étangs seront vides…
Pourtant, aujourd’hui, la grande majorité de l’humanité vit toujours dans la pauvreté. Des millions de femmes, d’hommes et d’enfants n’ont ni eau potable, ni électricité, ni assez à manger, ni éducation …
Comment satisfaire les besoins de tous les hommes d’aujourd’hui tout en léguant notre planète en bon état aux enfants de demain ?
La réponse est dans le développement durable : veiller à développer des activités humaines dans le respect de l’environnement et de l’homme, pour aujourd’hui et pour les générations futures.
Le développement durable ? ICI. MAINTENANT. DEMAIN. LA-BAS !
Quels aspects environnementaux pour un développement durable ?
Chaque jour, il faut veiller à utiliser les technologies qui polluent le moins, qui gaspillent moins d’eau et d’énergie, pour préserver un monde vivable.
Dans nos activités économiques, il faut travailler en respectant les législations environnementales et veiller à ce que nos partenaires causent eux aussi un minimum de préjudices à la nature et respectent le principe de précaution.
Et pourquoi ne pas prendre des habitudes encore plus respectueuses de l’environnement ? Ecologie n’est pas toujours opposée à rentabilité. En effet, améliorer les technologies que nous utilisons permet à la fois de moins polluer mais également de faire des économies ! Prenons l’exemple des moteurs de voiture qui consomment bien moins d’essence que par le passé et donc, qui coûtent moins cher à l’usage.
Entreprises dans le rouge ou dans le vert ?
Pas toujours facile de savoir si une entreprise fait vraiment attention à l’environnement…
Il existe des systèmes qui aident les entreprises à mieux préserver l’environnement :
Par exemple, si on dit qu’une entreprise est certifiée ISO 14.001, cela signifie qu’elle s’engage à améliorer ses performances au niveau de l ‘environnement (par exemple pour réduire sa consommation d’énergie, pour inciter son personnel à prendre les transports en commun etc.). Ce qui est vérifié régulièrement par un organisme indépendant.
Il existe d’autres systèmes comme l’EMAS, qui vont plus loin et obligent l’entreprise à communiquer au public ses objectifs et les résultats obtenus.
Savais-tu qu’une école peut aussi obtenir un label environnemental comme l’ISO 14.001 ou l’EMAS? L’association Coren a pour but de les guider dans cette démarche (www.coren.be).
Tu veux savoir si ton téléphone a été produit par une entreprise qui s’engage pour l’environnement et qui respecte le principe de précaution? Consulte le Guide pour une high-tech responsable, de l’association Greenpeace :
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/guide-pour-une-high-tech-respo.pdf
Qu’est-ce que le principe de précaution ?
Lorsqu’une entreprise décide de fabriquer et de vendre un produit, elle est responsable de ses impacts sur l’environnement et la santé des gens. Elle devrait donc prendre un maximum de précautions pour ne pas causer de torts. En cas de doute, elle devrait s’arrêter et attendre d’avoir plus d’informations sur les dangers que son activité pourrait occasionner. Si le doute se confirme, elle doit tout stopper.
Quels aspects sociaux pour un développement durable ?
Pour assurer un développement durable, il est nécessaire de veiller à ce que les ressources naturelles et économiques soient partagées de manière équitable entre tous les habitants de la planète d’aujourd’hui … et de demain.
Pour atteindre cet objectif
, il est aussi important de développer la solidarité entre tous les hommes des pays du Nord et du Sud de la planète, mais également au sein d’un même pays.
Et les entreprises ? Elles ont des responsabilités sociales ?
Oui ! Une entreprise doit de veiller à ce que ses employés bénéficient d’un salaire minimum garanti, qu’ils travaillent dans de bonnes conditions de sécurité, qu’ils puissent faire vivre décemment leur famille, envoyer leurs enfants à l’école, avoir un temps de travail réglementaire, des congés payés, accès à des soins médicaux, qu’ils ne subissent pas de discrimination, etc.
L’OIT (Organisation Internationale du travail) est une institution mondiale qui veille à l’application des normes du travail. Ses fondateurs voulaient humaniser les conditions de travail et combattre l’injustice, le malheur et la pauvreté.
Quels aspects économiques pour un développement durable ?
Le développement, qu’il soit durable ou non, est impossible si on ne respecte pas les règles du jeu économique mondial. Une règle d’or, indispensable à la survie d’une activité économique, est qu’elle soit rentable (viable), c’est-à-dire qu’elle rapporte assez d’argent pour payer au minimum les employés, les frais de fonctionnement, etc.
Pour être rentables, certaines entreprises feraient n’importe quoi : employer des enfants, ne pas assurer la sécurité des travailleurs ou de l’environnement des populations, etc.
Dans une moindre mesure, les entreprises sont souvent coincées entre la nécessité de faire de l’argent et la protection de l’environnement et des populations. Il leur faut donc trouver un juste équilibre entre ces trois aspects pour assurer le développement durable.
La mondialisation ? Qu’est-ce que c’est ?
Le terme "mondialisation" désigne l’élargissement des échanges au niveau international. Ce phénomène est le fruit du progrès technologique car suite au développement des télécommunications et du transport, les activités qui se faisaient auparavant à des niveaux régionaux se font aujourd’hui au niveau mondial.
C’est un terme souvent utilisé quand on parle d’économie(aspects économiques), mais qui touche la plupart des domaines comme ceux de la culture, de l’information, de l’environnement …et aussi du travail.
En effet, les entreprises multinationales peuvent aujourd’hui comparer à l’échelle mondiale les avantages et les inconvénients de produire dans tel ou tel pays, par exemple en fonction des réglementations sociales et environnementales plus ou moins strictes qui y sont appliquées. Elles peuvent ainsi décider de s’y délocaliser pour réduire par exemple le prix de la main d’œuvre ou des matières premières –et donc celui de leurs produits.
C’est ce qui explique que les différents composants de ton GSM viennent des quatre coins du monde avec par exemple une batterie qui peut venir de Taïwan, un écran LCD d’Allemagne et des puces électroniques de Malaisie. Parfois, il coûte moins cher de produire une pièce dans des pays où les salaires sont minimes et de lui faire parcourir ensuite des milliers de kilomètres pour être utilisée en Europe que de la produire sur place!
Mais que penser des coûts environnementaux (quels aspects environnementaux) et sociaux(quels aspects sociaux) de la mondialisation...
Le développement durable, ça ressemble à quoi ?
Le schéma ci-dessous permet de visualiser les trois piliers du développement durable qui s’entremêlent : l’environnement, le social et l’économie.
Equitable : Les richesses produites (par l'économie) doivent être partagées entre tous les habitants de la Terre (pour le social)
Viable : L’entreprise doit pouvoir être rentable (économie)
Vivable : La nature doit être préservée (environnement)